Non, la rentrée n’est pas le début de la fin

Walaa Al-Assrah Samedi 05 Septembre 2020-15:15:58 Femme
Non, la rentrée n’est pas le début de la fin
Non, la rentrée n’est pas le début de la fin

Certains abordent la reprise, la mort dans l'âme, l'esprit resté sur la terrasse de la maison. Mais, entre vie masquée et contraintes sanitaires, la rentrée sonne-t-elle vraiment la fin d'une parenthèse enchantée ? Il semblerait que non. La preuve ci-dessous. 

Nous pouvons affirmer sans trop prendre de risques que nous nous dirigeons doucement mais sûrement vers la fin des vacances. Un break plus salutaire que jamais qui aura permis d'écarter de ses pensées la pandémie de coronavirus, le stress du confinement, les questions du monde d'après. Dès lors, comment ne pas faire rimer reprise avec crise. La rentrée, ou le retour à la réalité le teint hâlé mais avec des boulets aux pieds ? Pas si sûr. À condition, peut-être, d'encourager son esprit à voir les choses sous un autre angle. 

Certes, la rentrée sonne la fin du rosé, la fin des déjeuners à 15 heures aussi, et des siestes en paréo. Mais la reprise, même masquée, peut aussi apporter son lot d'excitation. « On devrait essayer de garder en mémoire l'enfant que l'on était », propose Laïla, professeur des master class autour de la bonne humeur. A l'époque, nous nous réjouissions à l'idée d'avoir une nouvelle maîtresse, de retrouver nos camarades, de porter de nouveaux vêtements ou de sortir son nouveau matériel. Adulte, on peut aussi porter une nouvelle tenue, aimer voir son corps bronzé. En plus, on renverra une meilleure image de soi ». 

Si elle est parfois vue d'un mauvais œil, c'est parce qu'elle sonne dans l'esprit de certains comme « la fin d'une liberté », avance le professeur. « La rentrée est liée au stress, confirme-t- elle, et aux retrouvailles avec des contraintes que l'on n'a pas forcément choisies, contrairement aux vacances où l'on choisit son mode de vie, ses horaires, etc. » Selon la professionnelle, certains voient également leur stress augmenter à ne jamais lâcher prise

S'il paraît effectivement périlleux d'arriver au bureau avec une trousse toute neuve, pour mieux vivre la période, l'idée est plutôt d'inscrire la rentrée dans une nouvelle dynamique. « Il est important de développer un esprit de fraîcheur, de sortir du mode « pilote automatique» sur lequel certains sont le restant de l'année. Ce n'est pas parce que l'on s'apprête à reprendre les mêmes activités qu'avant le départ en vacances que l'on doit conserver le même regard. Si l'on ne peut pas opérer de changements matériels, changeons notre relation aux choses », poursuit le professeur. Dans la pratique, cela reviendrait à faire la paix avec septembre. «Tentons de ne plus le voir comme une contrainte mais plutôt de se demander en quoi et comment il pourrait nous être bénéfique », commente Dr Okacha, psychologue. 

N'en déplaisent aux plus sceptiques, la reprise reste synonyme de renouveau, elle insuffle un élan positif. « C'est un top départ universel, un tremplin pour démarrer quelque chose de nouveau. C'est aussi une façon de se dire que les jours peuvent être meilleurs», illustre Sophie Trem. En d'autres termes, le mois de septembre peut être vu comme un mois «bilan», une introspection indispensable dont dépendra notre état d'esprit durant la suite de l'année. « On peut revenir sur ce qui nous a fait du bien pendant les vacances, se demander quelles choses sont essentielles pour nous. Est-ce le rythme de vie plus calme ? Le fait d'être avec notre famille ou nos amis ? Ou est-cele contact avec la nature? L'objectif est de mettre en place de légers ajustements dans son quotidienpour continuer à cultiver ces choses qui nous font du bien », insiste le Dr Céline Tran. 

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